TATIC


En janvier 1994, le Chiapas explose. Les troupes indiennes du sous-commandant Marcos investissent les principales villes de l'État le plus pauvre du Mexique le vieux cri de guerre d'Emiliano Zapata sur les lèvres: «Tierra y libertad!» Au moment précis où le traité de libre échange avec les États-Unis et le Canada entrait en vigueur, les fantômes oubliés du vieux monde indien faisait irruption dans l'Amérique néolibérale et oublieuse de la plus élémentaire justice sociale.

 
SAMUEL RUIZ

Vite, l'armée se ressaisit et revint en force dans le Chiapas. On court au bain de sang. Retentissent les premiers coups de feu... Ne tirez pas! L'évêque Samuel Ruiz se dresse face à la répression. La foule unanime lance alors le nom de «Tatic» - petit père en langue maya. Pour tout un peuple, Samuel Ruiz est Tatic.

 
VLADY ET TATIC

Illumination. Tatic est la forme moderne de l'espoir. Vlady ne s'y trompe pas qui découvre Samuel Ruiz à la télévision. L'art doit s'alimenter aux forces vives de la tragédie humaine. Mais on ne peint pas l'évêque du Chipas dans un atelier. Vlady court rejoindre Tatic dans la jungle et les montagnes. Il partage les galettes de maïs des Indiens, la nuit les paillasses sont dures, mais qu'importe. À 75 ans passé, Vlady a enfin trouvé un modèle historique qui ne mente pas. Il crayonne, il capte le sens secret qui unit les Indiens du Chiapas à Tatic.

 

L'OEUVRE

Aujourd'hui, le portrait en pied de Tatic est en voie d'achèvement. Oeuvre monumentale dans la lignée du tryptique consacré à Trotsky, mais cette fois il s'agit d'un Trostky vivant. La cause peut encore être gagnée. Vlady donnera tous les droits dérivés de son oeuvre à la cause des Indiens du Chiapas. Sur ce site, nous suivront les développements de cette oeuvre. Le croquis a été effectué en 1995 sur le terrain. La peinture reproduit l'état de l'oeuvre en 1997. Vlady travaille tous les jours au portrait de Tatic.